Comment les milles Aéroplan ont aidé Kim, une cinéaste débutante, à tourner son documentaire

Membre Aéroplan depuis plus de dix ans, Kim Laureen accumulait des milles sur ses achats courants pendant qu’elle travaillait et élevait une famille. Elle ne savait pas à quoi ces milles lui serviraient, jusqu’au jour où sa fille Megan Dirksen et elle eurent une idée de documentaire. C’est ainsi que leur projet chouchou a vu le jour.

Depuis combien de temps accumulez-vous des milles? Qu’est-ce qui vous a incitée à enfin les utiliser?

Je suis membre Aéroplan depuis plus de dix ans. Comme j’ai une grande famille, il était vraiment facile pour moi d’obtenir des milles lorsque j’utilisais ma carte pour des achats quotidiens à l’épicerie, lors de sorties au cinéma ou au restaurant, ou au cours d’événements sportifs. Je n’avais pas vraiment réfléchi à l’utilisation que j’en ferais; j’étais trop occupée à élever mes enfants et à vivre ma vie.

Un jour, ma fille Megan et moi avons remarqué que, partout où nous allions, les gens avaient tous les yeux rivés à leur téléphone et ne se parlaient pas. On passe aujourd’hui beaucoup de temps sur Internet et les réseaux sociaux – et je pense surtout aux jeunes. Vu l’augmentation des problèmes de dépression et des troubles anxieux, nous avons commencé à nous demander comment la situation pourrait changer si on dosait mieux notre utilisation de la technologie. C’est de là que l’idée d’un documentaire nous est venue.

Comment vos milles vous ont-ils aidées à démarrer votre projet?

Nous sommes entrées en contact avec une famille qui vit hors réseau dans le Devon, au Royaume-Uni. Elle nous a invitées à venir passer du temps avec elle pour nous familiariser avec ce mode de vie simplifié. Nous avons donc échangé nos premiers milles Aéroplan et sommes parties! De fil en aiguille, notre projet nous a menées à New York, à Los Angeles, à San Francisco et au Texas, puis de nouveau en Angleterre – et tout ce temps, nous avons continué d’accumuler et d’échanger des milles.

Notre plus grande difficulté en tant que cinéastes débutantes fut l’absence de financement. Personne ne voulait nous donner une chance, mais nous avions confiance en notre capacité de raconter cette histoire. Nous sommes contentes d’avoir eu quelques milles Aéroplan en banque, car sans eux, il aurait été impossible d’aller tourner partout où nous l’avons fait.

Qu’est-ce que cette aventure signifie pour vous, personnellement?

Chaque nouvelle étape amenait son lot de défis, mais nous avons appris et progressé énormément tout au long de notre cheminement. Je peux affirmer sans hésitation que nous sommes aujourd’hui des cinéastes bien différentes qu’à nos débuts. Nous aimons à dire que les erreurs de parcours font partie de notre histoire et que notre documentaire est « parfaitement imparfait », comme la vie en soi.

Nous avons beaucoup appris des gens rencontrés au cours du projet, tout spécialement la famille qui vit hors réseau, les Warburton. Ils ont accès à la technologie, mais ils ne dépendent pas d’elle, et ils se tournent les uns vers les autres pour trouver du bonheur et avoir des échanges significatifs.

Kim et Megan seront en tournée au Canada, aux États-Unis, en Allemagne et en Grande-Bretagne pour présenter leur documentaire, Selfless (selflessmovie.com) cet automne.